IPSC Les principes fondamentaux

La langue officielle en usage est l’anglais et les ordres qui sont minimalistes sont donnés en anglais. Quelques exemples : load and make ready !….(chargez et soyez prêt), are you ready ? (êtes-vous prêt ?), Stand by ! (attention, soyez attentif au bip), show clear (montrer l’arme vide…), if clear, hammer down, holster ! (si déchargée, alors percuter et rengainer votre arme).

La sécurité​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​ des tireurs et des spectateurs est la préoccupation première des pratiquants et des responsables de l’encadrement. Les règles de sécurité composent une grande part du règlement IPSC et elles sont appliquées avec rigueur.En compétition, toute infraction à ces règles entraîne la disqualification pour tout le match. La formation du débutant est donc naturellement axée principalement sur la sécurité. Par la suite, dans tout exercice, le tireur, quel que soit son niveau, sera toujours contrôlé de très près par un moniteur ou un Range Officer (nom donné aux arbitres en tir pratique). Toute manipulation d’arme, chargée ou non, sans autorisation expresse d’un tel officiel est strictement interdite. Cela vaut également en dehors du pas de tir.
En Suisse, pour la Fédération Suisse de Tir Dynamique et la SIHSSM, le responsable de l’application des normes de sécurité est le Moniteur de Tir, appelé aussi Security Officer. Aucun exercice de tir dynamique ne peut être fait en l’absence d’un tel moniteur breveté.

La qualité des exercices ​​​​​​​​​proposés détermine la valeur de la compétition. Le but premier de ces exercices est de départager les concurrents en fonction de leur capacité à tirer vite et bien, avec une arme de gros calibre et dans des conditions variées.

La précision, la puissance et la vitesse​​​​​​​​​​ sont les trois éléments équivalents du tir pratique. Lors d’une compétition, les exercices doivent être conçus de manière à ce que ces trois facteurs aient une importance égale.
La précision est jugée sur la cible papier IPSC sur laquelle un nombre minimum d’impacts (généralement deux) est requis ou sur une cible métallique, appelée Popper, qu’il faut faire tomber. S’il manque des impacts sur une cible papier ou si un Popper n’est pas renversé, outre les points ainsi perdus, des pénalités seront encore retranchées du total des points.
Il existe aussi des cibles dites « No Shoot » qu’il ne faut absolument pas toucher sous peine de pénalités.
L’exigence de puissance impose d’utiliser une arme tirant une munition d’un calibre d’au moins 9mm et d’une puissance minimum. De plus, certains calibres, considérés comme plus puissants, et pour cela appelés Majeurs (p ex. l0mm, 40S&W, 45ACP), rapportent davantage de points sur la cible papier (voir dessin plus bas) que des calibres moins puissants, dits Mineurs (p. ex. 9mm para).
Enfin l’exigence de vitesse découle du mode de calcul des résultats où les points récoltés en cible (diminués des éventuelles pénalités) sont divisés par le temps mis pour tirer l’exercice.

La diversité des exercices proposés est une exigence propre à cette forme de tir. Le nombre des cibles, la position et l’éloignement de chacune d’elles, ainsi que les conditions de tir sont différents à chaque nouvelle épreuve, afin d’éviter que ce sport ne devienne formaliste et standardisé.
Suivant le nombre de coups à tirer et la distance à parcourir, un exercice appelé aussi « Parcours » est qualifié de « Petit » « Moyen » ou « Grand ».​

​Le « Petit Parcours » est un exercice statique ou avec un déplacement limité à quelques pas, comportant de trois à neuf cibles et requérant moins de neuf coups. Il dure habituellement moins de dix secondes.
Le « Parcours Moyen » est un exercice ne comportant pas plus de trois positions différentes et ne nécessitant pas plus de 16 coups.
Le « Grand Parcours » est un exercice nécessitant un déplacement dans un parcours pouvant faire plusieurs dizaines de mètres, le long duquel sont réparties de huit à vingt cibles. Il peut nécessiter de tirer jusqu’à une trentaine de coups et peut durer de dix à quarante secondes.

La compétition de Tir Pratique est de style libre. Toutes les positions et techniques de tir sont admises pourvu qu’elles soient sûres.
Pour des raisons d’efficacité de rapidité, le tir se fait debout et à deux mains chaque fois que cela est possible. Toutefois, selon les circonstances, il est parfois nécessaire de tirer couché, ou assis ou à genou, ou encore en courant. Il faut aussi souvent tirer à une main, voire de la main faible seule.
Chaque tireur est également libre d’utiliser l’arme de son choix, à condition qu’elle soit d’un calibre supérieur ou égal à 9mm et qu’elle soit fonctionnellement sûre avec la munition utilisée. La munition devra également respecter un minimum de puissance (facteur Majeur/Mineur).
En compétition, l’arme qui s’est imposée comme la plus efficace est le pistolet semi-automatique à simple action, à grande capacité, avec un compensateur (frein de bouche) et équipé d’une visée optique. Toutefois, pour encourager l’usage d’armes plus classiques (et moins coûteuses), l’lPSC a créé des catégories séparées pour différents types d’armes. Les plus sophistiquées comme celles décrites ci-dessus se retrouvent en catégorie « Open ». La catégorie « Standard » est réservée aux armes produites en série, avec des limitations quant aux transformations et adjonctions permises, en particulier l’interdiction des compensateurs et freins de bouche, ainsi que des visées optiques. En catégorie « Production » ne sont admis que les pistolets à double action qui figurent sur la liste officielle IPSC. Aucune modification d’importance n’est autorisée dans cette catégorie. Enfin la catégorie « Revolver » est destinée aux armes du même nom.
Les armes tirant en rafale sont interdites.

Source : https://www.sntp.info/principes-fondamentaux


les 5 principes fondamentaux du tir

Afin de bien maitriser son bolt en partie, on va voir quelques éducatifs à reviser:

I – prise en main:

on utilise souvent à tort l’expression « tenir le fusil », mais en réalité on ne le tient pas. Au contraire, le fusil repose sur la charpente osseuse du corps pour obtenir la stabilité nécessaire à la précision.

tenir l’arme avec force ne fait que rendre le fusil instable, et augmente considérablement la dispersion du tir. il faut juste plaquer la crosse contre l’épaule, et soutenir le fut avec la main faible.

II – position de tir:

la plus répandue est celle de tir couché, car c’est la lus stable. Il faut une position détendue, un bon contact du sabot de crosse avec l’épaule, et un appui osseux.

III – prise de visée:

la ligne de visée est la ligne imaginaire reliant l’oeil à l’objectif, via le réticule de la lunette de tir (cela fait un point d’alignement de moins que pour le tir aux AEG, qui possèdent une visée métallique à l’avant et une à l’arrière), cela revient donc à aligner son oeil avec l’objectif en passant par le centre du réticule.

la parallaxe est l’angle formé par le centre de l’optique et l’axe de visée de la lunette. Quand le réticule n’est pas situé exactement au centre de l’oculaire de la lunette, une zone d’ombre se crée.

dans ce cas, le tireur a l’impression que la cible se déplace par rapport au réticule. Par contre, si l’objectif est correctement visé par le centre de la pupille de sortie, le risque d’erreur de visée est écarté.

IV – respiration:

la respiration joue un rôle important dans le placement des impacts dès que l’on tire sur un petit but (tout comme le « coup de doigt » lors des tirs à l’arme de poing)

en respirant, la poitrine se gonfle et se dégonfle. Ces mouvements cycliques sont transmis au bol, causant ainsi un mouvement vertical de la bouche du canon.

pour limiter les effets d’une respiration thoracique, et donc les mouvements verticaux, le tireur doit respirer avec le ventre. En contrôlant sa respiration, il utilise le court moment de calme entre l’expiration et l’inspiration pour laisserpartir le coup, car c’est dans cette brève période que le fusil est stable.

le coup doit partir en apnée non forcée, cette dernière ne doit pas accéder 5 secondes, car au-delà le manque d’oxygène commence à affecter la vision

V – maitrise de la détente:

« sans maitrise, la puissance n’est rien » Pirelli 🙂
l’action d’appuyer sur la détente s’appelle le « lâcher ». C’est l’élément le plus important de l’acte de tir.

cette pression se fait sans déplacer l’alignement du réticule sur l’objectif, sous peine d’accentuer les mouvements de l’arme et de produire un déplacement du point d’impact.

l’index est placé sur la jonction de la première et de la deuxième phalange afin d’avoir suffisamment de force.

prendre garde à ne pas pousser l’arme du côté faible et à exercer cette pression dans l’axe du fusil.

la résistance sur la détente se fait en 2 temps: rattraper le jeu de la détente, prendre le cran et presser pour faire feu.

CONCLUSION:
l’habileté au tir dépend de la coordination de ces 5 principes, plus particulièrement de celle entre la visée et l’action du doigt sur la détente.

le travail sans bille doit constituer la base du travail pour atteindre la maitrise de cette coordination.

EXO D’APPLICATION:
les tirs sur cibles chez soi, ou en plein pour s’entrainer sont très bien, mais il faut aussi s’entrainer sans billes:

1. fixer une punaise de couleur sur le mur (à différentes hauteurs selon la position travaillée)
2. vérifier que le bol n’est pas charger, et se mettre en position de feu
3. récapituler mentalement les 5 étapes du tir, et en vérifier leur application
4. viser la cible et presser la détente. Il faudra vérifier si le bol est bien resté aligné avec la punaise, n’a pas bougé du tout.

Source : http://www.sniperland.net/bbforum/viewtopic.php?t=184


Tir sportif de vitesse

  • Arme : pistolet de calibre 9×19 (9mm parabellum) minimum. Mais l’utilisation de revolver, même si elle est moins courante, est également possible.
    Il existe plusieurs Divisions d’armes qui peuvent être utilisées:
  • Open: La F1 du Tir Sportif de Vitesse. Les armes sont personnalisées pour être les plus adaptées aux souhaits du compétiteur. Les seules restrictions sont la longueur du chargeur (qui ne doit pas dépasser 170 mm et le poids des ogives qui doivent être d’au moins 120 grains (7,78 g) pour pouvoir prétendre à un décompte des points en majeur (voir plus bas). Les armes de cette division sont également équipées par des systèmes de visée électronique ou optique (type [www.cmore.com C-More], [www.aimpoint.com Aimpoint], etc.)
  • Standard : Armes personnalisées soumises néanmoins à des contraintes techniques très strictes le calibre doit être d’au moins 10 mm pour prétendre à un décompte de points en majeur, visée ouverte : elles ne peuvent pas être équipées de système de visée électronique ou optique ni de compensateurs, et en configuration de tir (chien armé, sécurité engagée et chargeur vide inséré) elles doivent entrer dans une boite de contrôle de 225*150*45mm.
  • Modified: C’est une division hybride entre l’Open et le Standard. La création de ces armes est un vrai défi pour les armuriers du fait des contraintes imposées par le règlement. Depuis le 1er janvier 2012, elle n’est plus reconnue par l’IPSC. Le Classic remplace cette division.
  • Classic: C’est le retour des 1eres armes IPSC a chargeur simple colonne. Pour le majeur (.45 ACP ou .40 S&W) seulement 8 coups dans le chargeur. En mineur (9mm) 10 coups sont acceptés.
  • Production: C’est la division la plus « simple » : ce sont des armes « sorties de boîte », avec très peu de modifications et d’adaptations permises. Les pièces et accessoires ne peuvent être remplacés que par des pièces proposées au catalogue du fabricant. Enfin les armes pouvant prétendre à un classement en Production figurent sur une liste mise à jour régulièrement par un comité international (Liste Production [archive])
  • Révolver Standard : cette division regroupe les revolvers sans visée électronique ou optique ni compensatrice. Comme pour le Standard, 10 mm est le calibre minimum pour prétendre à un décompte de points en majeur.

Pour plus de renseignements concernant les Divisions, vous pouvez consulter le document Division [archive].

Le décompte des points :
Les cibles comportent trois zones (A, C, et D) qui permettent de déterminer les points acquis par le tireur. Ces points sont variables en fonction du facteur de puissance que le tireur déclare : Majeur ou Mineur. Lors de la compétition, le facteur déclaré par le compétiteur est contrôlé par un arbitre selon une procédure définie par le règlement. Les points sont donc comptabilisés de manière suivante: Mineur: A=5 C=3 D=1 Majeur: A=5 C=4 D=2

Les matchs sont classés en cinq niveaux allant du Level I au Level V :

  • Level I : Niveau Club
  • Level II : Niveau Inter Club/Régional
  • Level III : Niveau National/ International
  • Level IV : Championnat « Continental » (ex Championnat d’Europe)
  • Level V : Championnat du Monde (tous les trois ans)

À chaque niveau correspond un certain nombre de prérequis qui sont définis par le règlement international de l’IPSC (Règlement [archive]).

Les matchs sont composés de stages (épreuves) qui sont classés en 4 types:

  • Les short course (maximum de 12 coups et deux postes de tir)
  • Les Medium course (maximum de 16 coups et trois postes de tir)
  • Les Long course (maximum de 32 coups)
  • Les Standards : ce sont des épreuves prédéfinies par l’IPSC qui peuvent servir de référence pour classer les tireurs. Standards [archive]

Le tir sportif de vitesse est arrivé en France au début des années 1980. La Confédération Internationale a quant à elle été fondée en 1976 par le Lieutenant Colonel Jeff Cooper. Le Français Éric Grauffel est quintuple (dont une fois en junior) champion du monde dans la discipline.

Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Tir_sportif